Ma drôle d’histoire avec les modes de garde testés ?


Bonjour, je suis Muriel CHAUDERON. Je suis maman de 2 enfants.
La première fois que j’ai été mère j’avais 27 ans. J’ai choisi d’élever ma fille pendant un an pour pouvoir profiter de ses premiers sourires, de ses premiers pas, de ses premières expériences. Vers un an, ma fille a commencé à me donner l’impression qu’elle s’ennuyait avec moi. De mon côté, j’aimais beaucoup m’en occuper mais je me sentais un peu toute seule avec elle et les discussion maman bébé était un peu limité. Les relations et discussions avec des gens de mon âge me manquaient. Je ne connaissais pas grand monde car nous venions de déménager. J’ai donc décidé de laisser Cassandra a une halte garderie quelques heures par semaine. En parallèle, j’ai commencé à chercher du travail. Ma fille se plaisait énormément à cette halte-garderie et cela m’a bien dépanner lors de mes premiers entretiens d’embauche pour reprendre le travail. Cela demandait beaucoup d’organisation car il fallait prévenir et prévoir d’avance les jours et horaires de garde.

De ses neuf mois à ses un an, je travaillais de nuit dans un hébergement qui accueillait des mères et des enfants en difficulté c’est-à-dire qui étaient frappés, battus par des maris des pères ou des hommes violents.
Je travaillais aussi les week-end et les jours fériés. Avec le papa de ma fille, nous nous sommes organisés pour qu’il la dépose le matin dans une nouvelle halte-garderie. Je venais la récupérer au milieu de la matinée ou en fin de matinée, pour après la garder à la maison puis en fin d’après-midi, je la ramenais à la halte-garderie où son papa allait la récupérer.
Pour s’en occuper le soir et la nuit. J’ai fais ceci pendant quatre long mois épuisants car je ne dormais quasiment pas (quelques 3 _ 4 h par nuit) jamais la journée, ma fille ne faisant pas de sieste ! Après j’ai obtenu un travail à temps complet de jour. Cassandra ma fille avait un an. La halte-garderie ne pouvait pas la garder (ce n’est possible que pour la garde de quelques heures par semaine). J’ai donc visité quelques crèches.
Mais le fait que tout soit planifié, tout organisé selon des horaires très précis (ça fait un peu usine) et que plusieurs adultes allaient s’occuper de ma fille ne m’a pas plu. J’ai trouvé une petite crèche parentale dans mon village. Je participais au repas et j’aidais tous les enfants à manger.
Hélas chaque fois que je venais chercher ma fille, elle était attachée sur son transat, seule et parfois au même endroit que là où je l’avais laissée quelques heures plus tôt.

Quand je me plaignais que ma fille n’avait ni jouets ni enfants autour d’elle, les éducatrices me répondaient qu’il n’y avait pas d’enfant de son âge. Elle pleurait beaucoup lorsque je l’y emmenais alors j’ai décidé de chercher une assistante maternelle agréée. J’ai vu trois assistantes maternelles. Ces visites me désespéraient un peu. En effet à chaque rencontre d’assistante maternelle, plein de choses ne me convenait pas. J’ai enfin choisi une toute nouvelle nounou qui venait d’avoir son agrément pour un enfant.

Quatre mois, plus tard, je me rendais compte qu’elle mettait ma fille en danger en allant à l’école chercher trois autres enfants qu’elle gardait illégalement. Elle partait tous les midis chercher des enfants pour les faire manger avec ma fille dans une poussette et les trois autres accrochés à la poussette.
Après manger, elle repartait à l’école maternelle à pied avec les quatre enfants en bas âge sur une route de campagne sans bas-côté, sans trottoir et où deux voitures avaient du mal à se croiser. J’avais voulu lui donner l’autorisation de sortir avec ma fille mais elle avait refusé disant qu’elle préférait rester dedans.

Un jour, par pur hasard, j’ai donc appris par l’épicière du village qu’elle connaissait très bien ma fille puisqu’elle la voyait tous les jours, lorsqu’elle faisait des trajets école maison tous les midis et que la nounou faisait ses courses chez elle.
Du jour au lendemain, j’ai enlevé ma fille, l’ai mise chez ma mère pendant une semaine le temps de retrouver une autre nounou. C’est là, enfin que j’ai trouvé la super nounou. Ma fille a aujourd’hui plus de 20 ans, elle a toujours gardé contact avec elle. L’autre petite-fille gardée chez cette même nounou, qui avait le même âge, à quelques mois près que ma fille, est toujours la meilleure amie de ma fille aînée.

Voilà une histoire qui se finit bien mais cela aurait pu finir bien mal. C’est pourquoi, je dis aux parents d’être vigilants et de bien choisir sa nounou !

Et aux assistantes maternelles, je leur rappelle que nous sommes responsables de petits êtres fragiles et qui sont les trésors de leurs parents, l’être le plus précieux sur terre car le plus fragile. Nous sommes des « éveilleuses d’enfants ». Et bien fait, c’est le plus beau et le plus valorisant métier du monde.
Il ne faut jamais oublier qu’en grandissant les enfants nous font grandir, autant les nounous que les parents. Donc ensemble, main dans la main, élevons nos enfants vers le plus haut des sommets dans la joie et le bonheur, le partage et l’Amour.

Mon deuxième enfant a été un garçon, Jonathan, que vous verrez souvent sur mes vidéos. Pour lui, le dernier de mes enfants, j’ai décidé d’arrêter de travailler un an au début plus peut-être… Mes amies connaissant m’ont amour pour les enfants m’ont dit : « Pourquoi n’accueillerai-tu pas d’autres enfants ? Il est tellement difficile de trouver une nounou ici. Et les enfants t’adorent. »

Du coup, je suis devenue assistante maternelle grâce à mon fils et mes amis. Merci à eux. Mais j’ai décidé d’être une super nounou.

J’ai été enseignante  pour CAP PETITE ENFANCE, formatrice pour adultes, professeur d’école, et longtemps enseignante spécialisée pour enfants handicapés : mal-voyants, mais aussi autistes, mal-entendant et tous handicaps physiques et mentaux.

J’avais donc une bonne expérience pour éveiller les enfants. J’ai donc organisé mes journée avec pleins d’activités selon l’âge, la capacité et l’humeur de chacune ! Avec enthousiasme et bonne humeur !

Aujourd’hui, j’aimerai partager tout ce que j’ai appris autant sur les enfants, les parents que les activités d’AMA (assistante maternelle agréée) à un maximum de nounous pour que l’harmonie se fassent entre parents employeurs et nounous employées et qu’il y ai une véritable reconnaissance mondiale sur ce beau métier qu’est l’assistante maternelle.

Aidez-moi à vous aidez en me disant vos besoins, vos demandes, vos rêves… dans les commentaires ou en m’écrivant. Je lis tout !

Merci.

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